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Exercice · 30 min

Comparer les trois façons de quitter votre poste

Sophie veut partir sans perdre ses droits

Sophie est cadre dans la logistique. Elle a 20 ans d'ancienneté dans la même entreprise, en CDI, et un salaire brut de 3 650 € par mois. Elle veut devenir consultante en organisation, à son compte.

Sa première idée : « Je démissionne en septembre et je m'inscris au chômage. » Une collègue lui a dit que cela marchait ainsi.

À votre avis ?

Répondez avant de lire la suite : se tromper ici aide à mieux retenir.

Après une démission simple, Sophie touchera-t-elle l'allocation chômage ?

Trois façons de partir, trois conséquences

Quand vous quittez un CDI, vous avez trois grandes portes. Chacune ouvre des droits différents. Situation au 8 octobre 2026.

DémissionRupture conventionnelleDémission pour projet
Qui décideVous seuleVous et l'employeur, d'un commun accordVous, après validation du projet
Chômage (ARE)En principe nonOui, si vous remplissez les conditionsOui, si le projet est validé
PréavisCelui de votre contrat ou de votre conventionAucunCelui de votre contrat ou de votre convention
À faire avantRien d'obligatoireUn entretien au moinsConseil en évolution professionnelle et attestation

Le détail de chaque porte suit. Le chômage lui-même (montants, durée) est l'objet de l'étape 3.

La démission simple ne donne pas droit au chômage, sauf exceptions

L'assurance chômage indemnise la perte d'emploi subie. Une démission est volontaire : en principe, pas d'allocation.

Il existe des démissions dites légitimes, par exemple suivre son conjoint qui déménage pour raison professionnelle. La démission pour projet, vue plus bas, en fait partie.

Et si votre démission n'est pas légitime ? Vous pouvez demander à l'instance paritaire régionale de réexaminer votre dossier 121 jours (4 mois) après le refus. Elle décide selon vos efforts de recherche d'emploi. Rien n'est garanti. Source : Unédic, au 8 octobre 2026.

La démission pour projet se prépare avant de démissionner

Depuis le 1er novembre 2019, un salarié peut démissionner et toucher le chômage pour créer ou reprendre une entreprise, ou pour une reconversion avec formation. Les conditions, au 8 octobre 2026 :

  • un CDI de droit privé (CDD et intérim sont exclus) ;
  • 1 300 jours travaillés (5 ans) dans les 60 mois précédant la démission ;
  • un conseil en évolution professionnelle (CEP), sans frais, demandé avant la démission ;
  • une attestation de projet réel et sérieux délivrée par la commission paritaire régionale Transitions Pro ;
  • une demande d'allocation dans les 6 mois après la notification de l'attestation.

L'ordre compte. Une demande de CEP faite après la démission rend le projet irrecevable. Un avis négatif de la commission prive d'allocation.

Exemple pas à pas : Sophie vérifie la démission pour projet

Étape 1 : le contrat

Sophie est en CDI dans une entreprise privée. Condition remplie.

Avant de continuer : à votre avis, que fait-on à l'étape suivante ?

La rupture conventionnelle est un accord, pas un droit

Avec la rupture conventionnelle, vous et votre employeur décidez ensemble de mettre fin à un CDI. Personne ne peut vous l'imposer, et l'employeur peut la refuser.

Ses règles, au 8 octobre 2026 :

  • au moins un entretien ; vous pouvez vous faire assister par un salarié de l'entreprise ou par un conseiller du salarié ;
  • une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement (étape 2) ;
  • aucun préavis ;
  • un délai de rétractation, puis une homologation (étape 2) ;
  • l'ARE possible si vous remplissez les conditions, avec une durée plafonnée (étape 3).

Un recours devant le conseil de prud'hommes reste possible pendant 12 mois après l'homologation.

À vous de jouer

Rangez ces situations dans la bonne catégorie. Faites-le avant d'ouvrir les retours.

À vous de trier

Quelle porte correspond à chaque situation ?

  1. Vous partez seule, sans projet validé, et vous acceptez de ne pas toucher d'allocation au départ

  2. Votre employeur et vous signez une convention, avec une indemnité négociée

  3. Vous obtenez l'attestation de Transitions Pro avant de remettre votre lettre

  4. Vous visez un départ sans préavis

  5. Votre projet de création doit être jugé réel et sérieux par une commission

  6. Vous remettez votre lettre sans rien demander à personne

À vous de jouer : Le cas de Karim · environ 6 min

Karim est en CDI depuis 3 ans dans une entreprise privée. Il veut créer son activité de plomberie. Son employeur lui dit qu'il refuse toute rupture conventionnelle.

Quelles portes lui restent ouvertes pour toucher le chômage ? Écrivez votre réponse avant d'ouvrir le corrigé.

Mise en situation

« Fais plutôt une démission »

Sophie propose à son responsable d'étudier une rupture conventionnelle. Il répond : « Pourquoi compliquer ? Démissionne, c'est plus simple, et tu auras le chômage de toute façon. »

Que répond Sophie ?

Pour votre livrable

Mon tableau des options

Notez ce que chaque option vous ouvre dans votre situation, et celle que vous explorez en premier.

Vous pourrez la changer dans les étapes suivantes. Exemple : Rupture conventionnelle

Exemple : Mes jours travaillés sur 60 mois et ma convention collective

La suite vous attend

Encore 5 étapes, avec cas pratiques, quiz corrigés et votre livrable. 14 €, paiement unique.

À la fin, vous aurez : Votre plan de sortie chiffré : option de départ choisie, indemnité minimale, droits au chômage, comparaison ARE et Arce, calendrier daté et trois intentions.

Pas encore décidé(e) ? Créez votre espace (30 secondes, sans engagement) pour garder vos notes et faire le quiz de cette étape.